Opérations spéciales1. Combats en zone urbainePour l’attaque d’un village ou d’une ville, les Allemands utilisent des tactiques d’encerclement et d’attaque des flancs. Ils essayent de couper l’eau, l’électricité, le gaz et d’autres utilités. Lors des contournements par le flanc, les défenseurs son pilonnés par l’artillerie lourde et l’aviation. Si une attaque directe est nécessaire, les Allemands concentrent toute l’artillerie lourde disponible et les bombardiers sur une cible. Pour cela des maisons ou des groupes de bâtiments isolés ou à la limite de la ville sont préférés. Pendant le bombardement l’infanterie se rassemble et se prépare à attaquer l’objectif immédiatement après la fin du pilonnage. Les chars et les canons d’assaut accompagnent l’infanterie en démolissant les barricades, en créant des passages à travers les murs et en arrachant les fils barbelés. Les armes lourdes et les mortiers sont utilisés contre des positions isolées et des armes anti-char camouflées auprès des routes. Les MG engagent les tireurs postés aux fenêtres et sur les toits.
L’objectif immédiat des Allemands et de diviser la ville en plusieurs zones. Ces zones sont isolées puis réduites le plus possible, afin de limiter la liberté d’action de l’ennemi.
Les troupes d’assaut sont divisées en un certain nombre de colonnes et réalisent une série d’attaques coordonnées en parallèle. Les attaques en sens opposé ou en feu croisé sont proscrites afin de ne pas prêter à confusion et entraîner des tirs amis. Ces colonnes sont elles-mêmes divisées en groupes d’assaut et d’appuie-feu. Les groupes d’assaut sont constitués de pionniers, de lance-flamme et de soldats équipés de grenades. Où c’est possible, les Allemands réalisent des brèches dans les murs afin que l’infanterie progresse à couvert. Ces passages servent également aux pourvoyeurs et aux infirmiers chargés d’évacuer les blessés. Les rues sont évitées autant que possible par les Allemands qui préfèrent passer par les jardins voire les toits. Les hauts bâtiments sont une des priorités dû fait qu’ils offrent une position dominante et une large vue sur les environs.
Quand ils sont obligés d’avancer dans les rues, les Allemands progressent en deux files, de part et d’autre de la route. Afin de limiter les problèmes causés par les défenseurs, chaque homme reçoit une tâche spécifique : guetter les fenêtres, les soupiraux, les toits… Les rues attenantes à celles engagées sont immédiatement bloquées, et la nuit des projecteurs sont prêts à illuminer les bâtiments.
Dès qu’un bâtiment intéressant est occupé, les Allemands l’organisent comme une position défensive. Les fenêtres et autres ouvertures sont converties en points de tirs. Les caves et greniers sont les premières pièces à être aménagées. Les constructions complètement détruites sont continuellement sous observation pour éviter leur réoccupation par l’ennemi.
Les couloirs souterrains et les égouts sont une bonne couverture pour les défenseurs, ainsi ils sont attaqués avec détermination. Si un nettoyage immédiat ou un enfumage n’est pas possible, les issues sont barricadées, bloquées ou gardées.
Conscients que leurs chars et canons d’assaut sont vulnérables aux unités anti-char, les Allemands assignent des fantassins pour les couvrir. Les obstacles anti-char sont détruits par l’infanterie et le génie.
Quand une zone de la ville est occupée, les Allemands bloquent toutes les rues amenant à cette zone. Ensuite commence une fouille maison par maison de la cave au grenier.