En vrac :
Le 3 janvier 45,
les paras du 1st Canadian
Parachute Battalion de la 6th British Airborneentrent dans la ville de
Rochefort, « nettoient » les nids de
résistance allemande, assurent des patrouilles de
reconnaissance autour de Rochefort, installent
une batterie d’artillerie sur les hauteurs du
château féodal et poursuivent ensuite leur
progression vers
Marche-en-Famenne.
A l’aube du 3 janvier 45, dans le froid et
la neige,
le 13th Battalion Parachute Regiment
de la 6th British Airborne quitte
Resteigne à
pied et se dirige vers le village de
Bure occupé
par les Allemands. A 13 heures, depuis la lisière
de la forêt sur les hauteurs dominant le village,
il lance son attaque. Dès qu’ils sortent de
la forêt, les paras sont harcelés par un tir
nourri de mitrailleuses, de mortiers et par
un char Panther. Malgré tout, les paras
britanniques poursuivent leur attaque, atteignent
les premières maisons et progressent de maison
en maison.
Après trois jours d’âpres combats, parfois même
au corps à corps, et au prix de lourdes pertes,
les paras se rendent maîtres du village.
Bure est libéré. Le soir même les paras
britanniques reçoivent l’ordre de quitter le village
et de poursuivre leur progression.
Les paras de la 6th British Airborne libéreront
encore
Wavreille, Grupont, Jemelle, On,
Hargimont, Nassogne, Amberloup, Ambly,
Marloie, Waha, Roy, …Dès le 26 décembre,
un escadron de paras français
SAS attaché à la 6th Airborne est en action à l’est de
la ville de
St-Hubert et assure la protection des flancs des paras
britanniques et la liaison avec les américains de la
87th Infantry Division en effectuant des patrouilles
de reconnaissance.
Devançant les hommes de la 87th Infantry, le
11 janvier, venant de
Grupont, une patrouille de paras
français SAS entre dans la ville, en chasse les derniers
allemands tout en faisant une vingtaine de prisonniers.
Les paras font flotter le drapeau français sur la façade
de l’Hôtel de Ville et les autorités communales leur
remettent les clés de la ville en signe de gratitude.
Le 11 janvier,
une patrouille de paras du
1st Canadian Parachute Battalion, accompagnée
par
des paras belges SAS, quitte
Marche-en-Famenne,
entre dans le village de
Bande et découvre avec horreur
les corps de 34 civils abattus d’une balle dans la nuque
la veille de Noël et abandonnés dans la cave d’une
maison en ruine. Le plus jeune avait à peine 17 ans.
Quelques jours plus tard, le commandant du
9th Battalion
Parachute Regiment de la 6th Airborne décidait d’assurer
une inhumation décente aux malheureuses victimes de
la Gestapo allemande et de leur rendre les honneurs.
Après avoir progressé le long de la rivière le Bronze,
les Ecossais du 5th Queen’s Own Cameron Highlanderstraversent
Ronchamps et chassent les allemands du
village de
Mierchamps. Ils s’emparent ensuite de
Jourmal et lancent des patrouilles de reconnaissance.
Le 14 janvier 45, tôt le matin, une de ces patrouilles
fait la jonction à
Champlon, avec des GI de la
87th Infantry Division.
Dès le 21 décembre, partie des environs de Aix-la-
Chapelle, la 84th Infantry, dont faisait partie Henry
Kissinger futur Secrétaire d’Etat, prend position entre
Marche et Hotton pour empêcher la 116.Panzer de
franchir la crête de collines boisées dominant la
plaine de la Famenne donnant accès à la Meuse.
En vue de la contre-offensive alliée décidée pour le
3 janvier 45 et ayant reçu l’ordre de relever les unités
américaines de la 84th Infantry,
la 53rd Welsh Division occupe les anciennes positions américaines
et le 4 janvier, dans le froid et la tempête de
neige, les Gallois lancent leurs premières attaques
sur un axe
Marche-Hotton. Toutefois, les routes
verglacées empêchent les véhicules blindés de les
ravitailler et de les soutenir de manière efficace.
Fortement ralentis dans leur progression par le terrain
vallonné et boisé ainsi que par le froid et la
neige, et malgré l’artillerie allemande, les champs
de mines et les barrages routiers d’arbres abattus,
les Gallois libèreront les villages de
Menil,
Waharday, Rendeux et Grimbiemont.Après trois jours et trois nuits de rudes combats dans les
bois par un temps glacial, la
53rd Welsh déplore 105
morts et est relevée par
les Ecossais de la 51st Highland
Division.Dès les premiers jours de janvier 45, à partir
de
Hotton plusieurs unités blindées et d’infanterie
du 30e Corps britannique lancent leurs troupes dans
la contre-offensive alliée vers
La Roche-en-
Ardenne, avec pour objectifs de repousser les
Allemands, « nettoyer » le secteur le long de la rive
Ouest de l’Ourthe et réaliser la jonction avec les
troupes américaines.
Le 7 janvier 45, tôt le matin, par un froid glacial
et des routes verglacées,
les Ecossais de la
51st Highland quittent leurs positions d’attente
au sud de Liège et font mouvement vers la ligne
de front Marche – Hotton. Leur mission: relever
les unités galloises exténuées et progresser vers
La Roche-en-Ardenne.Après avoir libéré les villages de
Hodister,
Warizy et Ronchampay, le 11 janvier, le
1st Battalion Black Watch progresse le long de
l’Ourthe vers
La Roche. Peu avant midi, précédés
d’une équipe de déminage et des véhicules
blindés de reconnaissance du
2nd Derbyshire
Yeomanry Regiment, les Ecossais entrent dans
la ville dévastée par les bombardements américains.
Ils sont suivis par les blindés d’appui du
1st Northamptonshire Yeomanry Regiment.
La ville libérée de ses derniers occupants allemands
et la rue principale déblayée de ses ruines,
les autres unités de la division se mettent à
leur tour en route, traversent
La Roche et progressent
vers les villages de
Hives, Hubermont,
Mierchamps, Erneuville et Ortho qu’elles
libèrent, et font leur jonction avec les troupes
américaines.