Cyrénaïque, 1er août 1941
Le soleil est encore haut dans le ciel, même si à l'heure actuelle ce que nous pouvons voir n'est qu'un brouillard orangé. Une tempête de sable... encore une.Bon, un peu de sérieux.
Lors de l'opération "Battleaxe" (juin 1941) dont l'enjeu est la passe d'Halfaya, endroit clef donnant accès à l'Égypte, la 5. Leichte-Division et la 15. Panzerdivision sont engagés contre la 7th et 4th Armoured Brigade. Les Britanniques subissent un échec mais, fragilisées, les deux unités allemandes subissent quelques aménagements.
Le 1er août 1941 ordre est donné de restructurer la 5. Leichte-Division qui prendra, après coup, le nom de 21. Panzerdivision. Transformation qui prendra fin en novembre.
La nouvelle Division se retrouve face à l'opération Crusader puis prend Tobrouk. Envoyée ensuite sur El Alamein, la 21. Panzerdivision y participe aux deux batailles. Après cette campagne éprouvante, commence le replis de la DAK vers la Tunisie fin 1942.
Établie dans le périmètre de défense de Tunis, au sud de la ville, la 21. Panzerdivision capitule avec le reste de la DAK et de l'armée italienne, le 13 mai 1943.
Loin du sable du désert, en France, la Schnelle Brigade West est en train d'être mise sur pied en mars 1943. L'unité reçoit le 6 juillet 1943 la dénomination de 21. Panzerdivision "neu", en souvenir de cette division fraîchement perdue en Afrique. Le terme "neu" étant rajouté, jusqu'en janvier 1944, pour éviter des confusions.
Dès lors commence officiellement sa mise à pied à Rennes. De juillet 1943 à mai 1944, cette structuration sera lente. D'une part le personnel est d'abord prélevé dans les positions côtières et autres lieux dont la moyenne d'âge est relativement élevée pour une unité blindée. La division recevra par la suite des hommes de troupes mieux qualifiés, notamment quelque 2000 soldats de l'ancienne 21. PzDv ayant échappés pour une raison ou une autre à la captivité. D'autre part la division va subir de nombreux déplacement en étant cantonnée dans la région de Rennes, puis de Paris, d'Orléans, du Havre, à nouveau à Rennes puis finalement dans la région de Caen.
Le jugement sur la valeur combative de la division est porté en ces termes, le 5 juin 1944:
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Instruction de base bonne. La division se trouve dans un espace opérationnel qui prévoit, par les ordres tactiques de la Heeresgruppe B, des mesures défensives de haut niveau contre les débarquements aériens, etc. Pour cette raison, l'instruction dans le cadre de l'unité n'a pas pu être appronfondire à cause des mesures prises pour interdire les parachutages. En raison d'autres mesures de sûreté et l'aménagement de trous de protection, il ne faudra pas compter, dans un proche avenir, sur un approfondissement de l'instruction.
Moral de la troupe: très bon.
Niveau de mobilité: 92%.
Valeur combative et possibilité d'emploi: apte à toute mission offensive."La veille du débarquement, la 21. Panzerdivision est stationnée autour de Caen. La 5./125 est cantonnée à Troarn, à l'est de Caen.
Après les premiers rapports de parachutages, le Kampfgruppe von Luck est envoyé à l'est de l'Orne, à hauteur de Bénouville pour récupérer les ponts aux mains de la 6th Airborne Division.
Dans la campagne de Normandie, la 21. Panzerdivision tiendra le secteur nord de Caen pendant un mois. Après avoir subie l'opération Charnwood et Goodwood et autres, la 21. Panzerdivision sort de la poche de falaise le 19 août. En se repliant derrière la Seine, la division ne dispose plus que 30% de ses effectifs.
Fin août, la division s'établit à l'ouest de Strasbourg pour un "rafraîchissement". Le 12 septembre, la 21. Panzerdivision est réduite à agir en un Kampfgruppe, dirigé par l'Oberstleutnant von Luck et est amené à combattre à l'ouest de la Moselle des éléments, entre autres, de la 2e D.B sur la ligne Epinal-Dompaire, puis dans la région de Baccarat, devant les Vosges jusque début novembre.
A la mi-novembre, à défaut d'avoir pu défendre à temps la Nied française, elle défend la Nied allemande. Par la suite la division est amenée à combattre à différents endroits de la Sarre et le 1er décembre se replie derrière le Westwall, alternant combats et "rafraîchissements".
Lors de l'opération Nordwind, la 21. Panzerdivision est engagée en Basse-Alsace, du côté de Wissembourg. Le 23 janvier se terminent les combats en Alsace pour la division.
Arrivée le 6 février à l'est de l'Allemagne, la division est déployée à Küstrin au bord de l'Oder. Repliée ensuite à Cottbus mi-avril, les maigres restes de la 21. Panzerdivision terminent la guerre encerclés dans la poche de Halbe, le 25 avril 1945.
Source: Perrigault, J-C., 21. Panzerdivision, Bayeux, 2002.